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Cap Loisir Cherbourg ou le loisir de vous Enculer avec le Sourire !


Je soussigné Roch Vandenberghe, certifie exacte tout les faits relatés.


Devant m'absenter quelques mois, j'ai entrepris, le 11/01/2013 en matinée, l'hivernage du moteur diesel de mon voilier c'est à dire faire tourner le moteur à l'eau douce afin de le rincer. J'ai démarré le moteur : 20 secondes de préchauffage et manette d' accélération au ¾  puis une fois le moteur démarré j'ai ramené le régime moteur à son ralenti. Le moteur tournant à un régime juste au dessus de son  ralenti ( environ 200 tours/minute de plus) et débrayé, je faisais des vas et vient entre l'intérieur du bateau (le moteur pompait son eau dans un sceau avec un jet d'eau en fonctionnement afin de maintenir le niveau du sceau plein à 90%) et l’extérieur afin de bien vérifier que l'eau crachait  par  l’échappement du moteur, signe d'un bon fonctionnement du système de refroidissement, tout en me disant que je trouvais que le moteur ne tournait pas régulièrement et claquait beaucoup, ayant confiance dans les compétences du mécanicien qui a refait mon moteur je me suis dis qu'il devait être encore froid et que ça allait passer (certains moteurs diesel claque beaucoup le temps d'atteindre leur température de fonctionnement). Soudainement après 10-15 minutes de fonctionnement, le moteur est monté en surrégime (je ne l'ai jamais vu tourner aussi vite!), j'ai remis la manette des gaz à zéro et tiré la manette d’arrêt moteur cela n'a donné aucun résultat, j'ai donc coupé l'arrivé de gazole et saisis une pince dans le but de démonter un injecteur pour stopper ce moteur fou. Et au moment ou j'allais donner le coup de pince, le moteur s'est arrêté net dans un grand fracas (le temps estimé entre le moment où le moteur est entré en surrégime et son arrêt est d'environs 10 secondes, tout s'est passé très vite, il est possible que dans la panique le moteur ait manqué d'eau quelques secondes).


Suite à cet incident, je suis donc allé voir Cap Loisir afin de demander à ce que le mécanicien passe à bord pour constater les dégas car le moteur n'a pas tourné plus de 2 Heures (car je n'ai pas eu la possibilité de naviguer ) depuis qu'ils ont effectué le reconditionnement de mon moteur début juillet 2012  (rectification de la culasse + sièges de soupapes, remplacement d'1 piston, 2 soupapes et segments).


En attendant le mécanicien, j'ai regardé la jauge à huile : elle était en dessous du minimum alors que le niveau était à son état normal lorsqu'ils m'ont rendu le moteur. N'ayant pas de trace d'huile dans ma cale moteur, j'ai démonté et inspecté le filtre à air et à ma grande surprise il était plein d'huile, ce qui m'a donné à penser que le moteur s'est auto alimenté à l'huile lorsqu'il s'est emballé, et c'est pour cela que je n'ai pas été en mesure de l’arrêter en actionnant le stop moteur et en coupant l'arrivée de gazole.


Lorsque le mécanicien (Michel) est arrivé à mon bord, il a retiré le cache culbuteur et j'ai pu constater qu'un des 2 écrous qui maintenait la rampe des culbuteurs était dévissée (celui le plus près du culbuteur qui a cassé, le filetage de la tige filetée était en bon état, ce qui indique un dévissement et non un arrachement à l'impacte), un culbuteur était cassé net juste après son doigt, la soupape associé était elle aussi cassée, et que le moteur ne pouvait plus tourner à la main.

Lorsque j'ai constaté que l’écrou était dévissé, j'ai vu le mécanicien la revisser rapidement à contre tout en me demandant une pipe de 10, il a dévissé le 1er écrou (sans forcer) et fait semblant de dévisser le 2nd  écrou (celui qu'il avait revissé incognito à la main), pendant ce temps je lui ai dis : « mais c'est pas serré ! » Il a fait mine de ne pas m'entendre, et lorsqu'il eu les pièces dans les mains, j'ai constaté que ses mains tremblaient.


Désirant régler cette affaire à l'amiable, j'ai donc enlevé le moteur l’après midi même afin de l'apporter dans l'atelier de Cap Loisir.


Tracassé et voulant comprendre l'origine de cette panne, je suis allé prendre des photos des pièces (le 12/01/2013) qui avaient été démontées la veille (rampe de culbuteurs, culbuteur et queue de la soupape cassée ( la tête étant restée à l’intérieur du moteur), visseries, rondelles et pièces associées. Je les ai ensuite comparé à un éclaté du moteur et j'ai pu constater qu'il manquait dans le principe de fixation de la rampe de culbuteurs sur la culasse, les 2 rondelles fendues qui permettent d'absorber les vibrations et ainsi empêcher la rampe de culbuteurs de se desserrer et que les rondelles pleines et les écrous étaient en inox (il me semble qu'elles devraient être en acier trempé), Ce qui me laisse à penser que les visseries d'origine ont été égarées et remplacé par une autre visserie disponible dans l'atelier, Il faut savoir que pendant la saison les personnels de la plaisance ( j'ai été ouvrier voilier pendant quelques années) sont très sollicité et une erreur est très vite faite due à la fatigue et au stresse.


Voulant régler cette affaire à l'amiable, le moteur a été démonté par Cap Loisir le 15/01/2013 dans l'après midi afin de rechercher la cause, on m'a gentiment fait comprendre que le patron ne voulait pas de client dans l'atelier, je suis donc partis et suis repassé à 18h30 pour avoir des nouvelles : ils m'ont annoncé qu'ils ne comprenaient pas l'origine de la panne et que dans le doute ils allaient prendre en charge le reconditionnement du moteur... Le lendemain matin, coup de téléphone de Cap Loisir, ils ont continué à démonter plus en avant afin de comprendre l'origine de la panne et m'annoncent qu'ils n'ont rien trouvé, et m'accuse d'avoir mis une pinoche pour obturer l'arrivé d'air du moteur ! Ce qui est tout à fait faux, je suis formel ! Je ne sais plus quoi penser, la veille 2 mécaniciens de Cap Loisir dont Michel me disent que lorsque qu'un moteur s'emballe il faut obturer l'arrivée d'air afin de l’éteindre et le lendemain matin Michel m'accuse d'avoir obturé l'arrivé d'air du moteur à l'aide d'une pinoche ce qui aurait provoqué son emballement! Si je suis son raisonnement de la veille le moteur aurait dut s’éteindre par manque d'air et non s'emballer... !


J’ai fini par trouver d’ou venait le probléme : il y a un point d'injection d'huile (afin de lubrifier la rampe de culbuteurs) qui se trouve juste sous la fixation qui s'est dévissé de la rampe de culbuteurs. Le reniflard, qui permet de réinjecter les vapeurs d'huile dans le filtre à air pour ainsi les brûler, se trouve au dessus de la partie défectueuse de la rampe.

Étant donné que lorsque le moteur aspire son air, il y a une dépression créée à l’intérieur du cache culbuteur, la rampe de culbuteurs étant desserré, il y a eu une grosse projection d'huile lors du démarrage au 3/4 et des gouttelettes d'huile se sont faite aspirer par le reniflard et se sont accumulé dans le filtre à air jusqu'à atteindre une concentration suffisante pour provoquer un emballement du moteur grâce à son huile, le moteur tournant de plus en plus vite, la pression au point d'injection était de plus en plus importante et ce qui a permit au reniflard d'avaler encore plus d'huile et ainsi entretenir le cycle de l'emballement….


Maintenant, libre à vous d’aller faire réparer votre moteur chez eux….


Quant à moi, c’est le Juge qui Tranchera cette situation.


Sachez qu’en cas de litige, vous avez le droit de choisir votre expert maritime.


Si vous cherchez:

    - un expert sur la Normandie ou la Bretagne:

         Alexis Boisseau, 2 ruelle de la place Saint Ideuc 35400 Saint Malo,

- tel : 06 88 88 21 19

           - mail :  alexis.boisseau.exmar@orange.fr


    -un bon mécanicien marin sur la normandie:

         Xavier Halley, ME-CANOT MARINE, 15 route d'Airel 14330 Sainte Marguerite d'Elle

                       - tel : 06 18 30 09 46